Voici où les zombies sont les plus requêtés sur l'Internet.

Les zombies préfèrent le 450, Rouyn, Alma et Sept-Îles

Je commençais la lecture de ce livre dernièrement et dès les premières pages l’auteur nous présente des constats culturels plutôt intrigants au sujet des zombies. Peut-être l’aviez-vous un peu senti vous-mêmes : les cadavres réanimés sans conscience et friands de nous tous ont bizarrement gagné en popularité depuis la fin de la guerre froide, le 11 septembre et plus encore depuis la Grande récession de 2008. L’auteur présente des données de Wikipédia, d’Amazon, de Google et de Lexis-Nexis sans équivoque : on note une augmentation récente et prononcée du nombre de films, de livres, de mentions médiatiques, de saisie du terme sur le web de même que de publications scientifiques sur les zombies. À titre d’illustration, voici l’évolution de la popularité du terme dans Google Trends depuis 2004, au Québec comme ailleurs.

Remarquez aussi que la popularité a tendance à battre son plein en octobre, probablement parce que les gens cherchent de l’inspiration pour leurs costumes d’Halloween (simple hypothèse à ce stade-ci). J’ai refait le même exercice auprès des médias d’information du Canada français afin de comparer leur propre intérêt pour les zombies avec celui des internautes.

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Manifestement, les zombies suscitent bel et bien un engouement étrange auprès de la population depuis quelques années. Les données régionales de Google Trends suggèrent que certaines populations s’y intéressent bien plus que d’autres. Au Québec, par exemple, la carte interactive ci-dessous démontre de manière plus ou moins surprenante que les zombies ont la cote auprès plusieurs municipalités du 450, de même que… Rouyn-Noranda, Alma et Sept-Îles. Pas Montréal, ni Laval, ni Québec, ni Trois-Rivières ou Sherbrooke. Notez que ne sont affichées que les 15 municipalités les plus friandes des zombies (Google Trends ne permet pas encore d’obtenir plus de 15 résultats régionaux).

Les mêmes données régionales pour le reste de l’Amérique du Nord vont un peu dans le même sens. Les zombies sont un peu une affaire de la banlieue et de métropoles de taille moyenne, à quelques exceptions près (Los Angeles, notamment). La gradation colorée des scores ci-dessous se lit ainsi: vert, jaune, rouge, mauve, bleu. Notez une fois de plus que les résultats ne vont pas au-delà des 15 villes les plus intéressées par les zombies, et ce, pour chacun des deux pays.

Enfin, pourquoi les internautes s’intéressent-ils aux zombies? Pour en savoir plus sur ces derniers en tant que tels? Pour connaître des titres de jeux ou de films en contenant? Pour trouver de l’inspiration pour un costume? Les recherches les plus souvent associées au mot-clé en question suggèrent un peu tout ça, mais l’intérêt particulier pour les Call of Duty (pour son mode zombie) et Plants vs. Zombies de ce monde est évident.

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Dans le titre de cet article, je suggérais que les zombies s’entendraient mieux avec le 450, Rouyn-Noranda, Alma et Sept-Îles. J’adorerais toutefois être en mesure de connaître la nature de cet intérêt pour les zombies de la part de ces collectivités. Peut-être ces dernières les accueilleraient-elles à bras ouverts. Peut-être aussi que les résidents de ces localités s’ennuient cruellement et rêvent d’en croiser pour se défouler sur eux. C’est vraiment plausible. Pour avoir été un banlieusard le plus clair de ma vie, je dois avouer qu’à plusieurs moments, ça aurait vraiment occupé mes temps libres.

Et vous, vous les consommez de quelle manière, vos zombies?

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